Eddie et Martha ADCOCK
Publié : dim. juin 24, 2012 9:37 am
Vendredi soir, avec Dominique GUILLOT et Bernard, un copain banjoïste (enfin, une connaissance banjoïste
), nous sommes allés à Bruxelles voir Eddie et Martha ADCOCK. C'est Dominique qui m'a trainé (il a du mérite - je lui rends bien 25 kgs) parce que le dernier album ne m'avait pas emballé. J'ai de très bons souvenirs des Adcock en concert (avec Talk Of The Town à l'époque où Bertrand les drivait, ou en "package show" avec Peter Rowan) et j'y allais un peu en me disant que c'était pour dire au revoir à Eddie (l'actualité n'arrête pas de nous rappeler que personne n'est éternel, pas même les légendes), que si je n'y allais pas, j'allais le regretter, etc...
On était en avance, rien ne présupposait l'imminence d'un concert trois quarts d'heure plus tard à l'adresse indiquée, alors on est entré dans le premier bistrot. Tout de suite, on a vu Thierry Schoysman, notre copain mandoliniste de Sons Of Navarone, Eugene, le banjoïste du groupe (une connaissance également
). A l'autre bout de la table, j'ai reconnu Herbert, le membre bavarois du jury de La Roche qui ressemble à Hagrid dans Harry Potter. J'ai serré la main du premier petit vieux assis à leur table, puis de la dame et là j'ai reconnu Martha Adcock et à côté Eddie qui fait plus que son äge (il avait eu 74 ans la veille, jour de la fête de la musique) et c'est là que je me suis aperçu que le premier petit vieux, c'était Tom Gray. On les a accompagnés jusqu'à la salle et on a été rassurés parce qu'ils ont très bien monté les escaliers tout seuls. Après on est allé manger une frite et une fricadelle parce qu'on avait faim et qu'on vient pas en Belgique pour manger du cassoulet (sauf que Dominique et Bernard ont pris des boulettes et pas une ficandelle). Les frites étaient bonnes, elles étaient cuites à la graisse de boeuf.
Je m'attendais à une prestation un peu pathétique en regard de ce qu'a été Adcock et le fait qu'Eddie joue assis ne m'a pas rassuré. Et j'ai pris une claque... Ils ont commencé par Gold Watch And Chain et Martha chante comme il y a 25 ans. Sa voix est toujours aussi jolie. Quand Eddie a parlé, au début du concert, je l'ai trouvé hésitant (ce n'était peut-être qu'une impression liée à mes présupposés) mais dès qu'il prend l'harmonie vocale, on sent 39 ans de complicité. Il a toujours été excellent dans cet exercice et le duo fonctionne à merveille. Il joue sur un banjo Deering de 2.5 kgs ("5 pounds") mais il sonne comme un Mastertone ne sonnera jamais dans les mains de la plupart des banjoïstes. Il a toujours son style inimitable, surtout quand il joue du blues. Il ne chante pas beaucoup en lead, il connait ses limites, mais j'ai quand même eu les larmes aux yeux quand il a interprété "She Used To Love Me A Lot". La deuxième partie était un peu moins bien parce qu'il a joué la moitié des titres à la guitare et je le préfère au banjo. Eddie et Martha sont toujours aussi facétieux sur scène. Ils jouent au vieux couple. C'est peut-être les mêmes blagues tous les soirs mais leur naturel est désarmant. Tom Gray reste à l'écart de ces pseudo-scènes de ménage, toujours impeccable. La formule en trio lui a permis de prendre plusieurs solos.
L'estaminet était plein (une soixantaine de personnes ?), la bière était bonne (Rochefort pour ma part). Tout le monde a passé une très bonne soirée. Eddie avait l'air heureux d'être là. Et nous au moins autant que lui.
On était en avance, rien ne présupposait l'imminence d'un concert trois quarts d'heure plus tard à l'adresse indiquée, alors on est entré dans le premier bistrot. Tout de suite, on a vu Thierry Schoysman, notre copain mandoliniste de Sons Of Navarone, Eugene, le banjoïste du groupe (une connaissance également
Je m'attendais à une prestation un peu pathétique en regard de ce qu'a été Adcock et le fait qu'Eddie joue assis ne m'a pas rassuré. Et j'ai pris une claque... Ils ont commencé par Gold Watch And Chain et Martha chante comme il y a 25 ans. Sa voix est toujours aussi jolie. Quand Eddie a parlé, au début du concert, je l'ai trouvé hésitant (ce n'était peut-être qu'une impression liée à mes présupposés) mais dès qu'il prend l'harmonie vocale, on sent 39 ans de complicité. Il a toujours été excellent dans cet exercice et le duo fonctionne à merveille. Il joue sur un banjo Deering de 2.5 kgs ("5 pounds") mais il sonne comme un Mastertone ne sonnera jamais dans les mains de la plupart des banjoïstes. Il a toujours son style inimitable, surtout quand il joue du blues. Il ne chante pas beaucoup en lead, il connait ses limites, mais j'ai quand même eu les larmes aux yeux quand il a interprété "She Used To Love Me A Lot". La deuxième partie était un peu moins bien parce qu'il a joué la moitié des titres à la guitare et je le préfère au banjo. Eddie et Martha sont toujours aussi facétieux sur scène. Ils jouent au vieux couple. C'est peut-être les mêmes blagues tous les soirs mais leur naturel est désarmant. Tom Gray reste à l'écart de ces pseudo-scènes de ménage, toujours impeccable. La formule en trio lui a permis de prendre plusieurs solos.
L'estaminet était plein (une soixantaine de personnes ?), la bière était bonne (Rochefort pour ma part). Tout le monde a passé une très bonne soirée. Eddie avait l'air heureux d'être là. Et nous au moins autant que lui.
