Salut les amis
nous voilà aussi de retour dans nos pénates après de très bons moments passés avec vous tous
un grand merci aussi à Jean qui n'a pas ménagé sa peine avant et pendant tout le week-end.
Je rentre malgré tout avec un drôle de sentiment et peut être un peu d'inquiétude. Je ne sais pas trop par quel bout commencer, alors je me lance...ça va peut être être long...désolée
En général, dans nos rassemblements j'y vais avec l'envie de prendre du plaisir et rien que du plaisir, les emmerdements du quotidien, que nous connaissons tous, je les laisse avant de partir et n'ai pas envie d'en retrouver d'autres pendant ces we (ok c'est sans doute très naïf, c'est mon côté "fleur bleue"...)
J'ai senti ce we des "gènes", des silences, des non dit, des regards un peu fuyants, des "nous" qui supposent donc des "pas nous" dans quelques conversations....tout cela n'est peut être pas nouveau, mais c'est sans doute après avoir été un peu chamboulée après mon passage sur scène avec Pierre Yves, que je me suis dit "merde, c'est dommage, qu'est ce qui se passe...". Toujours est il que cette corde sensible a été touchée et ça m'a peut être aidé à sortir de"ma bulle rose" (après la fleur bleue, je garde le cap des couleurs...)
Qu'est ce qui a changé?
Je me souvient des premières années à Dore, on passait des we vachement forts (aussi), mais on ne savait pas qui on allait revoir, si on allait se revoir, les séparations étaient d'autant plus violentes, on ne connaissait quasiment rien les uns des autres, bref, on profitait de ces moments comme d'autant de cadeaux, de surprises sans projections ni perspectives, mais avec juste l'envie d'en retrouver l'année suivante, mais sans aucune promesse particulière.
Depuis, ça s'est organisé, il y a plusieurs rassemblements dans l'année, il y a le forum, le site, la revue, même sur le camping à Craponne on se "dé-limite".... bref, on commence à devenir une "mini société", une "petite famille" et forcément, à l'intérieur on y retrouve ce qu'on retrouve dans toute société et/ou famille: des tensions, des luttes de places, de territoire, des histoires, des attentes....bref, je ne suis ni sociologue ni anthropologue mais là j'ai un peu de blues et j'avais envie de vous faire partager (pas mon blues...) mais ma modeste réflexion, ou constat brut de décoffrage.
Je ne remets rien en cause, je ne critique pas le fait des organisations diverses (forum, rassemblements, journal....) ni le groupe que nous sommes devenu, j'ai juste peut être ouvert les yeux un peu tard.
Quand d'un "simple" rassemblement un groupe se constitue, s'institutionnalise, il y a forcément des effets. Quand il y a des effets, il y en a forcément qui sont positifs et d'autres négatifs, c'est juste normal. Personnellement je me suis toujours méfiée du groupe, pas en tant que tel, mais des limites que forcément il engendre, et des dynamiques particulières que forcément cet "intérieur" engendre à son tour.
Bref, c'est mon coté romantique et ou nostalgique (je n'ai plus de couleur au magasin...) mais j'avais envie de vous raconter tout ça car j'ai envie de pouvoir continuer à me sentir bien avec vous tous, avec chacun et chacune. Je n'ai rien contre personne, bien au contraire, mais je m'inquiète juste un peu de certains effets possibles liés à certains changements sans doute inévitables...
Désolée d'avoir été si longue.
Quoiqu'il en soit, groupe ou pas, de dedans ou de dehors j'embrasse chacun et chacune bien fort et rendez vous cet été à La Roche
Réjane
